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Le voyage pour les filles qui ont peur de tout

Ariane-7-Indonésie

Marie-Julie et Ariane publient « Le Voyage pour les filles qui ont peur de tout », un livre-guide voyage s’inspirant de leurs expériences personnelles et d’anecdotes de femmes qu’elles ont rencontré. Dans le cadre de la sortie de leur livre, Ariane a répondu à nos questions.

1) Comment avez-vous décidé de co-écrire un livre / guide à destination des voyageuses ?

Nous nous sommes inspirées des nombreuses rencontres avec des voyageuses inspirantes durant nos périples. De mon côté, je me suis aussi inspirée des voyageuses qui me confient l’encadrement et l’organisation de leur voyage sur mesure par l’entremise de mon agence Esprit d’Aventure. Pour Marie-Julie, c’est toutes ces bloggeuses et journalistes voyageuses qui lui ont partagé leurs bons tuyaux au fil du temps. Et aussi aux jeunes voyageuses que nous étions et qui ne savaient pas vraiment où trouver toutes ces informations précieuses. Nous avons pris conscience que la plupart des voyageuses partageaient bien souvent les mêmes préoccupations. C’est donc dans cette optique, tout en souhaitant utiliser l’humour afin de dédramatiser le voyage au féminin, que nous avons senti le besoin de rassembler une foule d’astuces et de trucs afin de devenir un outil sympathique et pertinent à réutiliser lors de ses voyages, peu importe la formule choisie.

Ariane-11-Sri Lanka

2) Comment êtes-vous rencontrées ?

Chacune de notre côté, nous avons débuté à écrire, rechercher et tenir des entrevues sur la même thématique, il y a environ 3-4 ans. Puis, il y a environ 2 ans, nous avons proposé le même genre de projet au même éditeur, qui nous a mis en contact afin de mettre en commun nos expertises complémentaires. Pour diverses raisons, nous avons finalement changé d’éditeur et avons eu la chance de travailler avec Michel Lafon. Ce fut un travail d’équipe bien enrichissant !

3) D’où vient votre passion pour le voyage ?

Pour ma part, en 1998, je partais au Guatemala, via un projet de coopération internationale, afin de travailler dans les jardins de plantes médicinales. À l’occasion, j’accompagnais aussi les médecins qui enseignaient comment traiter de petites maladies avec les plantes aux mères de famille. Par la suite, j’avais bien attrapé la piqûrre du voyage. Toute ma vie, encore aujourd’hui, tourne autour du voyage. J’ai souvent travaillé à l’étranger, j’ai étudié en tourisme et en enseignement du tourisme et j’en ai fait mes nombreuses carrières. Pour moi, voyager me dégourdit le moral et est l’un des meilleurs apprentissages.

Ariane-8-Malaisie

4) Avez-vous beaucoup voyagé en Asie ?

L’Asie, surtout la région de l’Asie du Sud-Est est comme une deuxième maison pour moi ! Marie-Julie y a aussi beaucoup voyagé et a enseigné l’anglais à Taiwan pendant 1 an et demi. On s’y sent à l’aise avec les gens, c’est assez abordable pour pouvoir y rester plus longtemps, la philosophie bouddhiste a une influence positive, il y a de superbes possibilités de randonnée, plongée et voilier !

5) Un souvenir de voyageuse à partager avec nous ?

 Il y a tellement d’anecdotes et de souvenirs à raconter ! Ayant vécu plusieurs expériences en tant que coopérante humanitaire, auprès des enfants et en environnement dans différents coins d’Asie et d’Amérique latine, j’ai aussi été confrontée à des situations un peu rocambolesques. Par exemple, lors de ma première année en solo en Inde, je me suis posée pendant un moment pour participer à un projet d’encadrement d’adolescentes tibétaines au niveau de leur éducation sexuelle et leurs problématiques de jeunes femmes. Sachant que les réfugiés tibétains en Inde sont surveillés par différentes instances et que l’aide reçue par des organismes étrangers n’est pas tout à fait bienvenue aux yeux du gouvernement, j’avais tout de même l’impression d’avoir pris toutes les précautions nécessaires au niveau bureaucratique. Mais après 1 mois et demi de séjour à travailler sur ce projet significatif pour nous toutes, j’ai dû quitter d’urgence pendant la nuit, comme la police indienne était apparemment en route pour m’arrêter. Au milieu de mes montagnes, j’ai donc dû partir à pied, chargée comme un mulet, en marchant jusqu’au petit matin vers la ville la plus proche pour attraper un autobus. Je suis partie le cœur gros de ne pas avoir pu terminer le projet et surtout expliquer aux adolescentes, déjà orphelines, pourquoi je devais poursuivre ma route. C’est toujours important pour moi d’essayer de laisser le moins possible de traces négatives ou trop de vagues sur mon passage. J’ai aussi été prise, malgré moi bien sûr, dans des conflits politiques. Par exemple en temps de conflit maoïste au Népal, lorsque ceux-ci œuvraient de divers modes de pression, le pays au complet arrêtait : routes principales bloquées, aucune communication, presque aucun transport en commun,… Après être restée confinée à l’une des frontières avec l’Inde du Sud, je me suis risquée à prendre le seul autobus qui partait illégalement en empruntant des routes secondaires assez dangereuses, roulant principalement la nuit. Pendant 3 nuits, je me suis accrochée tant bien que mal sur le toit de cet autobus, assise sur tous les bagages, en essayant d’oublier la falaise que nous longions. Je suis arrivée à bon port, même après toute une aventure !

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6) Vous parlez des différentes peurs en voyage, vous êtes des voyageuses émérites, avez-vous encore peur ? De quoi ?

Avec le temps et le bagage de vie ici et à bourlinguer, les peurs se sont peut-être plus transformées en inquiétudes et en petites manies. Nous avons tous ‘’peur’’ de quelque chose. Il ne faut juste pas s’empêcher de foncer et de partir, mais en choisissant la formule et la destination appropriées selon notre état d’esprit du moment. Il était important pour nous d’utiliser un ton humoristique tout au long du livre, car l’humour et le sourire restent souvent les meilleurs passeports pour affronter certaines situations délicates qui pourraient arriver en voyage, tout en s’étant bien informé préalablement. Il faut une bonne dose d’autodérision dans la vie en général et aussi en voyageant !

 

7) Est-ce que l’on peut partir PARTOUT si on a peur de TOUT ?

On dit souvent qu’il y a autant de formules de voyages que de types de voyageurs. Donc, selon son vécu, sa personnalité, son état d’esprit du moment, il est essentiel de bien s’informer et de se respecter en choisissant la bonne destination. En tant que femme, il semble bien vu dans nos sociétés occidentales de partir voyager seule, ou bien à l’aventure en sac à dos. Mais ce n’est pas pour tous et non plus à tout moment ! Au travers du livre, suivant aussi les profils de voyageuses, nous donnons des suggestions de destinations et de formules.

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8) Comment avez-vous construit vos 18 profils de voyageuses ? Une favorite ? Laquelle vous ressemble le plus ?

Nous nous sommes inspirées des voyageuses rencontrées sur la route et via nos carrières respectives. En fait, nous sommes toutes plusieurs de ces filles à la fois, à différents instants. Je dirais que j’ai été longtemps une Baroudeuse de l’extrême et Caméléon, et encore aujourd’hui une Mère Térésa. Sûrement une Dragueuse en série dans le passé. Et dernièrement peut-être aussi une Hippie chic. Marie-Julie est à la fois une Exploratrice urbaine, une Gourmande et une Bobo. Sans oublier la Miss cocktails des îles à ses heures.

9) Quels conseils souhaitez-vous donner aux voyageuses trouillardes ?

Il y a une foule de conseils à donner… Il va falloir vous procurer le livre ! Mais voici 5 conseils que Marie-Julie et moi aimerions donner :

1- S’écouter. L’instinct reste le meilleur guide. Plus on voyage, plus il s’aiguise, d’ailleurs.

2- S’informer adéquatement à propos de la sécurité, de la santé et de l’hygiène avant le départ, mais ne pas en faire une maladie. Se faire vacciner si nécessaire et avoir les médicaments de base dans sa trousse de premiers soins.

3- Respecter les coutumes des pays visités. Se vêtir adéquatement et connaître les codes sociaux les plus importants permet d’éviter bien des ennuis.

4- Ne pas sortir seule la nuit – surtout dans des coins isolés – et ne pas se soûler avec des inconnus (tout dépend du contexte, bien sûr). Utiliser son gros bon sens!

5- S’ouvrir aux hasards. Un itinéraire, c’est bien, mais se laisser porter par les rencontres, les événements et les coups de coeur aussi (et parfois même encore mieux)!

Voyage pour les filles qui ont peur de tout

10) Vous parlez de communauté de bloggeuses voyage dans votre livre, lesquelles conseilleriez-vous à nos lecteurs de suivre pour leurs voyages en Asie ?

Nous avons interviewé près de 25 bloggeuses voyages nous partageons certaines de leurs astuces pour mieux voyager au travers de la lecture. Et nous avons recensé une cinquantaine de blogs voyages à la fin du livre… Il faudra donc vous procurer le livre ‘’Le Voyage pour les filles qui ont peur de TOUT’’ sans plus tarder !

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11) Un prochain voyage ?

Marie-Julie part en décembre en Guadeloupe en voyage de presse. De mon côté, j’espère partir à la recherche des gorilles au Rwanda au tout début de l’année prochaine.

Vous souhaitez gagner le livre « Le voyage pour les filles qui ont peur de tout ? », restez attentifs et suivez nous sur notre compte Instagram et sur Facebook.

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