Shanti Travel

Romantisme au Kerala : une nuit sur un houseboat

A vous de convaincre votre mari alors que je m’apprête à partager ma magnifique expérience sur les célèbres péniches ou « houseboats » qui naviguent le long des incroyables canaux ou « backwaters » du Kerala… Il faut avouer que la destination est tout à fait idéale pour un séjour romantique ou pourquoi pas, un voyage de noces. Le décor est paradisiaque : on se trouve dans une sorte de labyrinthe formé de canaux et de petits lacs bordés par une jungle épaisse et volumineuse.

Nous sommes à des années lumières de la mangrove sale et des eaux boueuses que certains pessimistes pourraient s’imaginer. Au contraire, les eaux sont bleues et le rivage garni de palmiers. Les « houseboats » circulent sur plus de 1500 kilomètres de canaux et le point d’orgue d’un voyage dans les « backwaters » reste la visite du lac de Vembanad près de Cochin. Il s’agit du plus grand lac de la région et certainement du plus impressionnant. La végétation y est encore plus luxuriante qu’ailleurs et on assiste à un spectacle saisissant avec de nombreux pêcheurs à l’ouvrage sur leurs pirogues ainsi qu’une faune riche en oiseaux et poissons.

Embarcation sur notre « houseboat » à Allepey

Après avoir passé une nuit au frais dans les plantations de thé de Munnar, notre chauffeur nous aide à parcourir les quelques kilomètres sinueux et nauséeux, je dois le dire, pour rejoindre Allepey. En milieu d’après-midi, nous posons nos valises dans une chambre d’hôtes puis nous partons découvrir la ville et son embarcadère à pied.

Allepey ne laisse pas présager tellement de la beauté des paysages environnants, petite ville de province assez moderne mais qui peut être intéressante pour une balade à la rencontre de l’Inde actuelle. En quelques pas, vous pouvez vous perdre dans un bazar sans charme certes mais où évoluent les Keralais, puis dans un temple dédié à Krishna tout à fait pitoresque. A faire également : regarder évoluer les barques qui proposent des balades à la journée sur les « backwaters » pour se reposer ou profiter d’un peu de calme.

Etat des lieux de notre « houseboat »

Le lendemain, nous rejoignons le port vers 10h pour embarquer sur notre « houseboat » privatisé avec pour un seul couple pas moins de 4 membres d’équipage : le capitaine, son second, le cuisinier et son assistant. Ces magnifiques péniches traditionnelles en osier étaient auparavant le moyen de transport des denrées qui firent la richesse du Kerala : noix de coco ou riz par exemple.

Il est désormais proposé aux touristes comme moyen unique de découvrir cette région si particuliére. En général, il se compose d’une terrasse couverte avec un salon et une salle à manger. A sa proue, près de la barre, une zone ombragée où les amoureux paresseux, bercés par les flots calmes des lacs, repus de beignets de bananes et de idlis, profitent d’une sieste peu méritée mais en tout cas des plus agréables. A l’arrière, on trouve un couloir desservant une chambre confortable et sa salle de bain privée, puis la cuisine et un espace réservé au personnel.

Sérénité et quiétude sur notre « houseboat »

Mon mari et moi avons fait ce voyage en basse saison et le trafic est encore peu important sur les « backwaters ». Nous passons notre temps à nous délecter du spectacle qui s’offre à nous : nous épions les autres « houseboats », nous guettons les oiseaux et nous découvrons le mode de vie des villageois qui vivent au bord de l’eau. Scènes typiques : des mères de famille faisant la lessive de la semaine ou des enfants insouciants jouant dans l’eau, qui nous offrent de larges sourires et des petits coucous lors de notre passage.

La journée passe extrêmement vite malgré le fait que, finalement, nous ne fassions pas grand chose. Nous prenons juste le temps d’apprécier le moment présent, de nous relaxer et de profiter l’un de l’autre. Selon vos envies, vous pouvez également prendre un bon livre ou un peu de musique. Quoi que vous fassiez, vous aurez de toute façon la sensation que rien de mauvais ne puisse vous arriver.

Nous naviguons d’un canal à un autre. Chaque canal propose sa petite scène bien particulière. Le bateau peut, sur demande, faire des arrêts au bord de ses langues de terre tout en longueur et où une seule petite bicoque de pêcheur a été construite dans sa largeur. On a du mal à imaginer une vie entière coincée sur ces quelques petits mètres carrés de terre. Les rives des « backwaters » sont habitées par des pêcheurs qui fourniront le poisson ou les langoustes fraîches pour votre dîner pantagruelesque, amarré au ponton d’une de ses maisons si particulières. En effet, il est interdit aux « houseboats », pour des raisons évidentes de sécurité, de naviguer de nuit.

Découverte des « backwaters », à pied

Après notre succulent repas, nous avons juste le temps de profiter d’une exploration pédestre dans l’un des villages. Le projet a failli avorter lorsque je découvris notre moyen de rejoindre le cœur du village : un simple tronc d’arbre au dessus de l’eau avec un fil tendu entre les deux rives auquel s’accrocher pour traverser ! Mais l’effort en a valu la peine : le village se perd sous les bois dans une étendue un peu plus élargie que celle décrite précédemment, ce qui donne un sentiment de pénétrer dans un jardin secret aux rites ancestraux.

De retour au « houseboat », la nuit tombe; ainsi que nos paupières. Nous rejoignons notre chambre à coucher. Nous nous levons le matin au chant des oiseaux innombrables de cette zone. Quel magnifique spectacle que cette nature qui nous entoure ! Le petit-déjeuner copieux qui nous attend ne gâche pas la fête ! Il est temps de regagner la terre ferme vers 9h00, munis de bien beaux souvenirs, à conserver avec son âme sœur.

Plusieurs programmes sont possibles sur les « houseboats » : vous pouvez y passer la journée ou plusieurs nuits, à votre guise. Cette activité s’intègre idéalement dans un voyage au Kerala. N’hésitez pas à contacter nos conseillers voyages pour en savoir plus sur l’Inde du Sud : http://www.shantitravel.com/fr/inde-du-sud/voyage-kerala

Pour en apprendre plus sur votre destination, je vous propose la lecture du dossier paru sur le guide du routard : http://www.routard.com/mag_reportage/137/kerala_au_fil_de_l_eau.htm

Quitter la version mobile