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Découverte de Dharamsala – Deuxième volet

le temple du Dalaï LamaDharamsala : Les combats philosophiques dans le temple du Dalaï Lama

L’un des grands intérêts de McLeodGanj, outre la magnifique vue sur les montagnes et les nombreux restaurants, consiste dans l’établissement du gouvernement spirituel et politique du Tibet en exil. C’est la demeure du Dalaï Lama qui y a fait construire un temple afin de conserver et de perpétuer le savoir et les pratiques religieuses spécifiques au Tibet.

D’un point de vue architectural, ce n’est pas le temple le plus somptueux au monde, mais la vie spirituelle y est profonde, intense et particuliérement vivante. On peut assister à une pratique étonnante : le « combat philosophique » qui se pratique dés le plus jeune âge. Les moines et apprentis moines s’installent dans le jardin par 2 et discutent d’un sujet philosophique ou religieux à partir de textes ou d’exemples concrets. Les discussions semblent particuliérement vives d’autant plus que nous avons la surprise de voir les orateurs passer la parole à leur « adversaire »  avec un clapement de main. Cela donne l’impression d’une force de conviction particulière dans l’énonciation des arguments.

Moines à Dharamsala

Certains ont la possibilité de faire cet exercice face à un « professeur » portant un habit jaune sous le pagne rouge typique de ces moines. Le spectacle est vraiment étonnant quand on sait cette religion si sereine et pacifique: le ton monte réguliérement au fur et à mesure de la discussion. Et sans les explications amusées d’une moniale française, je n’aurai jamais compris un tel comportement.

Dans tous les cas, il m’a semblé fantastique qu’une religion permette cette appropriation personelle des textes religieux et philosophiques. Nul doute qu’il en résulte l’émergence de personnalités mondialement reconnues pour leur sagesse telles que le Dalai Lama.

Temple DharamsalaDharamasala : la visite du musée du Tibet

A McLeodGanj, impossible de rester indifférent à la grande injustice que vit ce peuple fier et pacifiste. En effet, les rues présentent des panneaux à la mémoire des nombreux Tibétains qui se sont immolés par le feu dans l’espoir triste d’éviter l’éradication de leur culture.
D’autres panneaux nous présentent l’histoire de ce petit garçon de 6 ans, derniére réincarnation du Dalaï Lama, qui fut kidnappé par les autorités chinoises avec ses parents, et que l’on a pas revu depuis 9 ans au grand désespoir de tout un peuple.

Le musée raconte l’histoire de l’invasion du pays par les Chinois, les tentatives de résistance dérisoires des combattants tibétains face à l’armée massive envoyée par la Chine,  l’exode dramatique des populations à travers les plus hauts monts himalayiens, les tortures  des résistants, les tentatives chinoises pour éliminer toute résurgence de la culture tibétaine en commençant par la langue. Une Bretonne comme moi ne peut que comprendre le sens dramatique de l’interdiction pour les enfants d’apprendre et de parler la langue de ces ancêtres. Il n’y a pas 10 ans de cela seulement 15000 personnes parlaient encore le breton qui allait devenir une langue morte suite à des pratiques similaires (bien sûr beaucoup moins violentes) dans les écoles de mes grands parents.

Le sort du pays et de sa culture ne semble pas prêt de s’améliorer et malgré l’optimisme affiché des leaders tibétains. Ces derniers s’orientent plus vers un régime d’autonomie car le rêve d’un pays indépendant semble loin maintenant.
Un musée à ne pas manquer au sein même du temple. Il ne vous restera plus qu’à remonter la grande rue jusqu’aux bars en rooftop afin d’essayer d’effacer avec une bière fraîche les images terribles de l’exode.

 

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